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dimanche 31 mai 2015

Le Sémaphore nous envoie des messages





Thibault Marconnet écrit des poèmes, c'est insensé !
Il a publié un recueil qui pèse son poids de mots et flotte dans l'imaginaire comme un galion chargé d'épices et de cailloux. Il croise les caps lointains et réduit ses escales à ceux qui veulent capter ses messages.

" Le Sémaphore" c'est le nom du recueil.

Sa poésie se moque des modes, elle franchit les méridiens sans papier. Lyrique, herméneutique, symboliste, vive, ronde, fluide, rétive, elle taille dans les eaux profondes et nous laisse dans son sillage, éblouis et chahutés.
"Seul ce qui n'est pas dit demeure " écrit Thibault Marconnet avec une audace semblable à celle de Fernando Pessoa et une rage qui dérègle les sens comme Rimbaud l'explorateur les débusqua. Alors qu'est-ce que cela donne ? Cela donne des cris, des fureurs, des plaintes langoureuses, des forces inouïes de douceurs comme ce poème "Triangle de feu"
"Femmes nous sommes.
Et si vous saviez ce que nos ventres savent."...
Il affouille, exhume, dépoussière, jette, reprends, secoue, et ça couine !
Il ricane, il pleure, il chante, il arrache, il avance la main ouverte, il grince, il danse, mais jamais il ne recule. Parce que la poésie est rude et sans faiblesse.
Il n'est pas si fréquent de croiser le chemin d'un poète.
Si j'ai un conseil à vous donner ami(e)s inconnu(e)s c'est de regarder là-bas, le sémaphore a des choses à nous confier





lisez là :
http://le-semaphore.blogspot.fr/2014/05/le-semaphore-parution-de-mon-tout.html


 J'ai longtemps cherché des images pour accompagner ce voyage, celles-ci, peut-être ?
Je me demande en voyant ce ballet s'il ne convient pas ce soir de
"partir pour l'extrémité du monde"


samedi 30 mai 2015

La phrase romanesque

On me demande souvent ce qu'est le plérôme, 
je réponds : " le plérôme ?
C'est le paradis en mieux"
(Balthazar Forcalquier)

vendredi 29 mai 2015

L'aphorisme de la semaine

 Je manque tellement de volonté
que je n'en ai pas 
même une dernière !
(Jean-François Mathé)

jeudi 28 mai 2015

Histoire d'amour


Les potes : un thé ? oui mais un 1336

Si vous buvez du thé, achetez du 1336 quand il sera en rayon, soyez solidaire.


VICTOIRE DES FRALIB !

Le 
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Un grand éclat de rire au milieu des journalistes (photo : Vincent Lucas)
Des détenus s’échappent après avoir creusé un tunnel pendant 1336 jours. Incroyable ?
C’est ce qu’ont réussi les salariés de Fralib. Pendant 1336 jours ils ont lutté, ils ont occupé, ils ont creusé, ils ont rusé, ils ont fini par faire plier l’énorme multinationale Unilever qui voulait fermer l’usine et les jeter. Victoire ! Aujourd’hui ils lancent 1336, leur marque de thé. Fralib devient la coopérative ouvrière SCOP-TI. Le syndicalisme offensif, ça marche. Il y croient, ils n’ont rien lâché. Depuis 2011, l’équipe de Là-bas a suivi leur lutte, et leur victoire nous fait du bien à tous. Un autre système économique est possible.
« Nous sommes le symbole de la lutte contre le capitalisme financier. » Car ils ne font pas que remonter une boîte et lancer des produits. C’est une autre façon de travailler et de produire qu’ils mettent en place, sérieux, émus et rigolards sous le portrait du Che. C’est comme une brêche dans la nuit du chômage et de la précarité. Et de la résignation ambiante.
Et hier à Gémenos c’était jour de fête, le couronnement de cinq années de luttes victorieuses. Gaylord VAN WYMEERSCH et Vincent LUCAS y étaient pour Là-bas, voici un aperçu de leur reportage, à découvrir en intégralité demain.
04:22
09:52
VICTOIRE DES FRALIB !
Un reportage de Gaylord VAN WYMEERSCH.

Photos : Vincent LUCAS

(cliquez sur les photos pour les agrandir)

Portfolio

Olivier Leberquier, délégué CGT des Fralib, prépare dans son bureau la (...) Les SCOP-TI après la conférence de presse (photo : Vincent Lucas) Gérard Cazorla fait faire la visite de l'usine aux journalistes (photo : (...) SCOP-TI va développer plusieurs gammes d'infusions et thés bio (photo : (...) Un grand éclat de rire au milieu des journalistes (photo : Vincent (...)On lâche rien ! (photo : Vincent Lucas) 
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Olivier Leberquier, délégué CGT des Fralib, prépare dans son bureau la conférence de presse où sera annoncé le nom de la future marque et la stratégie de la nouvelle Scop (photo : Vincent Lucas)
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Les SCOP-TI après la conférence de presse (photo : Vincent Lucas)
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Gérard Cazorla fait faire la visite de l’usine aux journalistes (photo : Vincent Lucas)
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SCOP-TI va développer plusieurs gammes d’infusions et thés bio (photo : Vincent Lucas)
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On lâche rien ! (photo : Vincent Lucas)

mercredi 27 mai 2015

Le nouveau nom de dieu est "La Poste"

Lu sur le papier qui accompagne un envoi "colissimo" :
"La Poste n'est en aucun cas responsable des  dommages indirects ou immatériels tels que perte de profit, perte de contrat, perte de chance, préjudice d'image ."

En lisant cela je me demande qui rédige cette note.  Qu'est-ce que le dommage immatériel ? C'est quand mon âme part voir ailleurs ? Ou quand, dans un rêve, je fais un cauchemar ?
Mais... la Poste n'y est pour rien.
En quoi la Poste pourrait aussi être responsable de ma perte de chance ??? J'ai joué au tiercé , j'ai perdu... En quoi la Poste pourrait être responsable? J'invite une jolie fille à boire un verre, elle part avec un autre... En quoi la Poste pourrait être responsable? Je vais porter un colissimo à la Poste, je me tords la cheville en sortant de mon auto... En quoi la Poste pourrait être responsable ?

Il y a peut-être une explication métaphysique : la Poste se prend pour dieu et décline toute responsabilité... ça  fout la trouille quand même.

mardi 26 mai 2015

Exotique certes mais cela manque un peu de charme

A Thouars, cela vient d'ouvrir
La chinoise et la japonaise ont certainement des attraits, mais à volonté cela manque de charme, on voudrait quelques badineries, des jeux d'amour et de hasard, des refus coquins et des conquêtes authentiques... Enfin je parle pour moi...

lundi 25 mai 2015

A croquer


Tout en chocolat et sucre !
Les sous-vêtements en confiserie !
Je vous épargne les expressions gourmandes qui peuvent venir à la bouche.

Voilà la dernière oeuvre de notre imaginatif et talentueux pâtissier-confiseur à Thouars, 
Frédéric Grolleau.
Après cela plus rien n'est impossible à l'audacieux artisan.
Il a déjà modelé des tracteurs, des spoutniks, des pelleteuses, des tronçonneuses, des guitares...

A lui rien d'impossible !
Alors lançons lui un défi !
Serait-il capable de "chocolater"  cette belle barricade anarchiste de Barcelone ?

Cartes postales anciennes, barricades, révolution, la commune, barricades a Paris, Barcelone, Limoges, Alger, carte postale

En chocolat noir bien sûr.
A vous de lancer un défi aussi !


dimanche 24 mai 2015

De plus en plus fort

A Saint-Jean-de-Thouars, la commune où j'habite, ce ne sont pas des trèfles à quatre feuilles qui ornent les parterres mais des trèfles à CINQ feuilles.
On a de la chance quand même.
Si avec ça les impôts augmentent, c'est vraiment pas de bol !

Les potes de Barcelone

Ni capitalisme, ni Etat - la Coopérative intégrale s’épanouit à Barcelone

18 mai 2015 Emmanuel Daniel (Reporterre) 

  

   
Ils fraudent le fisc pour financer la révolution. Avec un budget de 490 000 euros, la Coopérative intégrale catalane (CIC) tente de construire ses propres « services publics coopératifs » dans le domaine de la santé, du logement, du transport ou encore de l’éducation. Leur but : se passer de l’euro, de l’Etat et des banques.

- Barcelone, reportage
Au pied de la Sagrada Familia, des cars venant du monde entier déversent chaque jour des marées de touristes qui rendent laborieuse la progression sur les trottoirs. Tous veulent leurselfie avec en arrière plan l’Ovni architectural de Gaudi. Deux pâtés d’immeubles en contrebas, au numéro 263 de la rue Sardenya, se niche une autre curiosité, mais elle n’apparaît sur aucun guide touristique.
L’immeuble baptisé Aurea Social a tous les attributs du siège d’une entreprise de service prospère. Pourtant, c’est un squat. Sûrement le plus luxueux de Barcelone qui compte pourtant une soixantaine de centres sociaux autogérés comme celui-ci. Quand on s’approche de l’entrée, la porte automatique s’ouvre sur le guichet en bois verni de la réception. Dans ce dédale de bureaux et de couloirs, des groupes de personnes s’affairent, en réunion ou le visage rivé sur leur ordinateur pendant que d’autres font du yoga ou cultivent des plantes médicinales interdites sur l’immense toit-terrasse avec vue sur le haut de la Sagrada Familia. Quand on rentre dans les toilettes, les lumières s’allument sans que l’on ait besoin d’appuyer sur l’interrupteur. On peut régler le système de ventilation de chaque pièce avec une télécommande.
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Un groupe de travail lors d’une assemblée de la CIC.
Mais le faste du bâtiment n’est pas la seule chose qui le distingue des lieux alternatifs barcelonais. Aurea Social abrite aussi le quartier général de la Coopérative Intégrale Catalane (CIC). Ce mastodonte de l’alternative créé en 2010 compte plus de deux mille membres et dispose cette année d’un budget de 490 000 euros dédié à la construction d’un nouveau monde. Ces activistes ne demandent pas de meilleurs retraites, l’instauration d’une taxe carbone ou la séparation entre banques de dépôt et banques d’investissement. Ils ne demandent rien. Et pour cause. « Nous rejetons l’État comme système de contrôle basé sur l’exploitation de l’être humain », expliquent-t-il dans l’Appel à la révolution intégrale https://integrarevolucio.net/fr/qui leur sert de manifeste officieux.
La CIC s’est donné pour logo une fleur multicolore inspirée de la permaculture. Chaque pétale représente une commission et un secteur de la vie (santé, éducation, logement, alimentation, transport, technologie) que la coopérative tente d’extraire des griffes du capitalisme et de l’Etat pour les remettre dans les mains de ses utilisateurs. Ils veulent créer leur propres « services publics coopératifs » gérés par leurs usagers. Exit les politiciens professionnels, les personnes décident de ce qui les concerne lors d’assemblées quinzomadaires ouvertes à tous. Leur but : se passer progressivement de l’euro, de l’Etat et des banques et prouver que « nous pouvons vivre sans capitalisme ».

« Nous pouvons vivre sans capitalisme »

Un rêve d’adolescents immatures ? Peut-être. Toujours est-ils qu’ils n’attendent pas le grand soir pour commencer à le réaliser. En quatre ans, ils ont financé ou facilité la création de deux logements sociaux coopératifs, d’une école libre, de deux ateliers de machines-outils collectivisées, d’un centre de santé, d’une colonie éco-industrielle qui travaille sur la souveraineté technologique et d’une banque autogérée sans intérêts.
La coopérative a également popularisé des techniques et des machines pour rouler en utilisant le moins possible de pétrole et dynamisé une monnaie parallèle utilisée par deux mille personnes mais aussi un atelier de transformation de produits écologiques, des greniers alimentaires et une centrale de distribution de nourriture biologique couvrant toute la Catalogne. La CIC a ausi permis à une dizaine de communautés de trouver des terres pour s’installer en zone rurale et aide les personnes sur le point de se faire expulser de leur logement à le garder ou à en trouver un autre.
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Filtre à huile qui permet au camion de rouler sans essence ou presque, 5 litres utilisés l’hiver dernier.
Pour faire tourner cette grosse machine, la CIC verse des « assignations », sorte d’argent de poche pour activistes, à environ 70 personnes qui touchent entre 200 et 900 euros par mois, en fonction de leurs besoins. Pour financer ses activités, elle ne demande évidemment pas de subventions. En fait, elle se sert elle-même dans les caisses de l’Etat via l’insoumission fiscale.
L’insoumission fiscale ? Pour comprendre, je m’éloigne de Barcelone et emprunte les routes ridiculement étroites qui mènent vers un fournil coopératif dans le nord-ouest de la Catalogne. Angel m’accueille avec un sourire et referme rapidement la porte derrière moi afin de ne pas perdre la chaleur du four. Ce trentenaire aux allures de gendre idéal est boulanger autodidacte, mais il est aussi hors la loi. Sa coopérative tourne bien, pourtant elle ne verse pas un sou au fisc espagnol. D’ailleurs, aux yeux de l’Etat, l’entreprise n’existe pas. Angel et ses cinq collaborateurs se répartissent les revenus de leur activité sans que l’administration ne voie la couleur d’un euro.
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Angel dans son fournil coopératif
Comment cela est-il possible ? Il est membre de Libertanonima [nom modifié pour ne pas faciliter le travail du fisc], une coopérative créée par la CIC qui sert de parapluie juridique à des petits artisans et commerçants, les dispensant ainsi de créer leur entreprise. Elle propose à ses« socios auto-ocupados » (membres auto-entrepreneurs) un service comptable et administratif mutualisé et sert d’interface entre eux et l’Etat. En échange de ces services, les membres paient une participation à la coopérative proportionnelle à leurs recettes et lui versent la TVA qu’ils auraient dû payer à l’Etat. Dans le cas d’Angel, un peu plus de mille euros par an, une somme largement inférieure aux charges qu’il aurait dû payer s’il avait monté une entreprise classique.
« Aux yeux de la loi, nous sommes des coopérateurs bénévoles de la coopérative, m’explique-t-il en me montrant l’attestation fournie par Libertanonima qu’il garde dans un tiroir en cas de contrôle. C’est comme si on était un groupe de cyclistes, qu’on avait un local et qu’on bossait dessus ensemble. » Sauf qu’ici, les cyclistes sont boulangers et tirent un revenu de leur activité.« Ce n’est pas illégal, c’est a-légal, précise-t-il. On jongle avec la loi. » D’ailleurs il parle de sa situation avec détachement et ne requiert pas l’anonymat. Et si jamais les enquêteurs du fisc décident de le contrôler, il les renvoie vers le siège de Libertanonima .

La banquière devenue révolutionnaire

Ils seront reçus à Aurea Social par Angels, une ancienne banquière qui a décidé de rejoindre les rangs révolutionnaires. Dans son bureau aux parois de verre, cette femme au chignon sévère et aux cheveux grisonnants les attend de pied ferme. « Ils sont déjà venus deux fois et n’ont rien trouvé à redire, on joue au chat et à la souris avec l’Etat. Et pour l’instant, la souris gagne », dit-elle avec un sourire satisfait, tout en s’affaissant sur le dossier flexible de son siège. Angels fait partie des 70 personnes qui touchent des assignations. Pour m’expliquer le complexe montage juridique qui leur a jusqu’à présent permis de passer outre la vigilance du fisc, elle saisit un crayon et une feuille et se met à dessiner.
L’astuce est la suivante : Libertanonima demande à ses membres de faire passer leurs factures personnelles pour des frais professionnels, ce faisant la coopérative équilibre artificiellement sa balance de TVA. Elle verse donc à l’Etat une somme dérisoire et réinjecte le reste dans son réseau militant. La CIC a créé plusieurs coopératives comme Libertanonima afin de noyer le poisson et de limiter les risques. Ils font en effet attention à ne jamais excéder les 120 000 € de fraude potentielle, afin de ne pas encourir de poursuites pénales. Quand une coopérative s’approche du chiffre fatidique, une nouvelle entité est créée.

De la fraude fiscale à des fins sociales

A la tête de ces « parapluies juridiques », cinq personnes, pour la plupart insolvables, sont prêtes à assumer les risques judiciaires. Piquete est l’une d’elles. Quand il ne chante pas des chansons révolutionnaires, ce cinquantenaire aux allures de rocker qui affiche son engagement anarchiste sur sont Tshirt prend part à la commission juridique de la CIC. Volubile, il est adepte de la« désobéissance civile et économique » et prend son rôle très au sérieux. « En 36, il y a eu une révolution libertaire ici en Catalogne. Des milliers d’entreprises ont été collectivisées et on a fonctionné sans chef pendant trois ans. Mais pour rendre cela possible, il a fallu des décennies de préparation morale et culturelle. C’est ce que nous essayons de faire avec la CIC, nous créons des outils pour faciliter la transition. Nous préparons la révolution tout en la faisant. »
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Piquete
Et leurs outils ne s’adressent pas qu’aux militants professionnels. Restaurateurs, maraîchers, bijoutiers, bûcherons, brasseurs, graphistes, documentaristes, éditeurs... Ils sont près de 700 artistes, artisans ou petits commerçants, seuls ou en mini collectifs de travail, à utiliser le statut de « socio auto-ocupado ». Mais la CIC n’a rien inventé. Nombre d’entreprises capitalistes font également de l’optimisation fiscale afin de se soustraire à l’impôt. Sauf qu’ici, les gains sont distribués de manière collective à des projets sociaux. De la fraude fiscale en bande organisée ? Oui, mais à des fins révolutionnaires !

Un article de 

samedi 23 mai 2015

vendredi 22 mai 2015

L'aphorisme de la semaine

Un type dont le nom de famille serait Moidabord
ce serait exagéré non ?
(Balthazar Forcalquier)

jeudi 21 mai 2015

Séquence animalière avec une harde d'arrosoirs sauvages, 
on remarque la sollicitude apportée aux petits.


En chemin avec Julien


Même aux vins d'honneur



A Bressuire ( petite ville proche de Thouars) un bistro est dans le collimateur de la sous-préfecture : "Le Bulc" sur lequel s'abat toutes les critiques ! On a un peu le sentiment que le"Bulc" fait office de bouc émissaire. Le pouvoir avait poussé le bouchon un peu loin et le bistro a obtenu de nombreux soutiens.


"La mobilisation autour du Bulc, frappé d'une décision préfectorale de fermeture administrative pour quinze jours , semble avoir payé : la sous-préfète Annick Pâquet a entendu les arguments des deux propriétaires du bar Mathieu Ribaudeau et François Dexmier, des élus bressuirais, sans doute aussi des 200 personnes qui se sont réunies mardi soir place de l'Hôtel-de-Ville pour soutenir l'établissement et des 1.500 pétitionnaires en sa faveur." a-t-on pu lire dans la NR


"Cette fermeture administrative est ramenée à cinq jours (...) L'affaire n'est toutefois pas définitivement close." Pour la sous-préfète qui a mis de l'eau dans son vin il s'agit toujours de "limiter les troubles à la sortie de cet établissement. C'est sa responsabilité. Le problème est le même pour tous les établissements qui servent de l'alcool."


Là-dessus on ne peut pas lui donner tort. D'ailleurs à la sortie des vins d'honneur servis à la sous-préfecture il est désormais interdit de klaxonner ou de chanter à tue-tête " il est des nôôôôtres il a fini son vin d'honneur comme les ôôôôtreux".Mais cela, c'est seulement à Bressuire.



mercredi 20 mai 2015

Croqué par Rembrandt


Le Festin de Balthazar est un tableau de Rembrandt inspiré par le récit biblique du Livre de Daniel. On y voit Balthazar déchiffrant une inscription mystérieuse sur le mur. Il est vrai que, par modestie, je ne me suis jamais vanté auprès de vous, lectrice et lecteurs inconnu(e)s de cette oeuvre. Bon il est temps de le dire en toute humilité, oui, c'est vrai j'ai inspiré Rembrandt et un obscur auteur de l'ancien testament. Je n'en tire pas une vanité extrême.
Voilà la vérité. J'étais avec des potes et des copines, c'était un vendredi midi ordinaire. On avait mangé des pieds de porcs panés de chez Rousseau ( les meilleurs sur la place), puis un poulet à la moutarde venu tout droit du poulailler d'Apache, un délice sublimement cuisiné par Enclume avec des patates nouvelles de Dédé. Derrière ça une petite salade maison à base de roquette, un plateau de fromage fin et odoriférant, un Paris-Brest de chez Grolleau, un café, une gnôle de Gabilly,  puis une étourdissante poire de Laurent Cazottes, et avant tout cela quelques nombreux flacons de Nicolas Reau, blancs d'une finesse de jeune fille et rouges majestueux. L'ambiance était au beau fixe et guillerette quand soudain derrière moi apparut cette inscription.  
C'était un tours de magie de notre pote Mehdi https://www.facebook.com/mehdimagicien.
Tout le monde depuis se demande ce que cela veut dire ; la légende raconte que le jeune Daniel, Hébreu en exil, sut traduire ce message de trois mots : " Mané, Thécel, Pharez," c'est-à-dire "compté, pesé, divisé". Cela signifiait que les jours de Balthazar étaient comptés, son âme pesée et trouvée légère, et que son royaume serait divisé.
Mais ça c'est pour la galerie. En vrai cela veut dire : "Balthazar tu paies ta tournée ce soir au café des arts". Ce qui fut fait !


mardi 19 mai 2015

lundi 18 mai 2015

Quelque chose de pourri au royaume du champignon

Thouars, l'usine de conserverie de champignons va fermer ses portes


Plus de 80 personnes à la porte et une activité industrielle en moins (nombreux emplois féminins )  dans cette ville qui n'a pas besoin de ça !
Alors bien sûr il y a eu une manif, à part Lucas ( http://www.lecafedelaville.fr/2015/05/la-morgue-bonduelle.html ) qui est sensible et moi qui suis anarchiste, en plus du personnel de l'usine il n'y avait pas grand soutien : pas de CGT, pas de FO, pas de SUD... Pas d'élus de droite, juste le maire PS qui est venu les voir au départ vu que la mairie était fermée. Pas de conseiller général, pas de député, pas de président de la communauté de communes, il est vrai qu'il n'y avait pas de vin d'honneur au bout du cortège... Bref un vague sentiment de tristesse ; certainement semblable à celui qu'a pu ressentir l'orchestre du Titanic avant de sentir l'océan lui lécher les pieds.
Voici deux photos qui hélas résument bien cette triste journée. Après un passage aux prud'hommes
les salariés doivent s'attendre à...



Un long séjour à l'ANPE....


... Hélas ils sont déjà en chemin  !


dimanche 17 mai 2015

Propos d'au-delà


_ Alors c'était comment ? m'a-t-il demandé

_ Je suis arrivé au carrefour, quelques mètres avant j'ai vu l'inscription "fin de circuit", c'était à Saint-Jacques-de-Thouars. J'ai franchi le stop sans m'arrêter et c'est à ce moment que la voiture est arrivée.

_ Tu avais été prévenu cependant.

_ Ben oui, mais je ne savais pas que ce message s'adressait à moi.

_ Mais dans le monde des mortels tous les messages s'adressent à tous. Tu n'as donc pas lu Baudelaire ?

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

II est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

_ Si, ce fut même mon sujet au bac et j'ai eu une bonne note. Mais j'avais la tête ailleurs.

(Son de cloche)

_ Ah la cloche sonne, un nouveau arrive, filons vite nous faire servir un p'tit punch au bar car il existe !




samedi 16 mai 2015

mercredi 13 mai 2015

A Thouars et pas ailleurs !



Voilà pourquoi quand on habite Thouars 
on n'a plus envie de déménager
bien sûr c'est à 5 minutes du premier bistro.


mardi 12 mai 2015

Il est temps en effet


Il est temps en effet de jeter les bijoux à la poubelle, les femmes sont belles sans artifice.
Il est temps aussi de jeter les médailles aux ordures, les breloques sont laides et font du bruit en vain.
Résultat de recherche d'images pour "médaillés nord coréens"

Ici commence "l'organisation de l'indiscipline" comme on pouvait le lire sur une pancarte à Barcelone au beau temps de l'anarchie

lundi 11 mai 2015

conte (moderne) express chez "M Bricolage"

" Un vendeur est demandé au service après-vente" Trouloulou " Un vendeur est demandé au service après-vente"
Comme dans un film de Tati.
C'était hier dans les rayons de "Monsieur Bricolage".
Quelle tête peut bien avoir un vendeur après vente ? Très fatigué probablement.

Alors j'ai cherché le bouton qui actionnait cette merveille et j'ai appuyé dix fois de suite pour en profiter longtemps.

Après, comme je m'ennuyais au rayon du parquet,  j'ai appuyé sur un autre bouton

"un vendeur est demandé à la découpe bois" Trouloulou "un vendeur est demandé à la découpe bois"
... J'ai attendu il est venu
_ Oui ? Monsieur ?
_ Vous avez des coupes bois à Champagne ? Vous m'en servirez deux SVP"
Il m'a regardé affligé et a tourné les talons.
Alors pour me venger j'ai appuyé sur le bouton : " Un vendeur est demandé au service après-vente". C'EST MON DROIT !

Et puis j'ai réglé tous les minuteurs à 5,6,7,8,9,10,11,12,13,14, et 18 minutes avant de quitter ce monde de fou

Alors je suis allé dans la galerie marchande de Leclerc où dans une vitrine de lingerie le buste est ...en chocolat

Oui... en chocolat ! On peut même gagner la lingerie au tirage au sort...
Là j'ai pris un coup sur la tête et j'ai filé chez M. Bricolage appuyer sur tous les boutons... Et les minuteurs sonnaient ! C'était beau comme la fin du monde :

" Un vendeur est demandé au service après-vente". Dring ! Dring ! "un vendeur est demandé à la découpe bois". Dring ! Dring ! "Un vendeur est demandé au rayon électricité". Dring ! Dring ! "Un vendeur est demandé aux graines". Dring ! Dring !
Ah le beau bordel !





Un pote Loïc Lantoine


Dans chagrin j'ai fait un repos... Humain c'est joli, après tout... On travaillera nos rencontres... Sourire à celui qui ose... C'est rien... C'est rien...
Alors c'est rien
... Hier on se serrait les poings, j'ai pas senti qu'il faisait froid... Je sais on fait jamais assez... On a bouffé de l'immonde...
Et si ce soir...

dimanche 10 mai 2015

Premier prix de la laideur

 Saint-Jean-de-Thouars a perdu son premier prix de laideur avec ses poubelles installées dans l'un des endroits les plus bucoliques du coin, au bord du Thouet

C'était moche, mais c'était propre.

Thouars est désormais titulaire du grand prix.
Pour animer le centre ville désert, des portraits de Thouarsais ont été installés dans les vitrines vides, pourquoi pas, l'idée n'est pas sans intérêt. Mais ces images ont été collées avec des bouts de scotch à la "va comme j't'pousse". Et pas toujours bien droit.  



L'effet est désastreux, c'est triste, c'est laid, c'est miteux.
Un peu de soleil et tout cela va pendouiller lamentablement dans la poussière des devantures à l'abandon. 
Bon, comme c'est désert, on peut se consoler,
 personne ne le voit !