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mercredi 30 septembre 2015

Allez au cinéma



Les qualités des choses et des gens

Le melon a des douceurs que l'on croise sans y prendre garde.
C'est dommage.
L'humilité du melon est quelque chose de si touchant qu'on ne la remarque pas. N'est-ce pas la qualité suprême de l'humilité ?
Que des  imbéciles aient attribué le nom de "melon" aux arabes pourrait me faire pleurer, mais ils rendaient hommage - sans le savoir ces vulgaires - à la finesse extrême des sucs exquis.

Comment ne pas écouter cela sans être joyeux ?




mardi 29 septembre 2015

U "hair" de collection n° 6 ( et fin)

Avez-vous remarqué que les coiffeurs sont intarissables sur la pluie et le beau temps, mais ce n'est pas tout : ils débordent d'imagination. J'ai entamé une collection d'enseignes. Si vous avez de belles pièces n'hésitez pas à l'enrichir.











lundi 28 septembre 2015

Un "hair" de collection° 5

Avez-vous remarqué que les coiffeurs sont intarissables sur la pluie et le beau temps, mais ce n'est pas tout : ils débordent d'imagination. J'ai entamé une collection d'enseignes. Si vous avez de belles pièces n'hésitez pas à l'enrichir.

(La suite demain).











dimanche 27 septembre 2015

John ami John


Un "Hair" de collection n° 4

Avez-vous remarqué que les coiffeurs sont intarissables sur la pluie et le beau temps, mais ce n'est pas tout : ils débordent d'imagination. J'ai entamé une collection d'enseignes. Si vous avez de belles pièces n'hésitez pas à l'enrichir.

(La suite demain).





jeudi 24 septembre 2015

Du nouveau à Oiron

Balthazar expose à Oiron et apporte sa contribution à l'art contemporain. Une contribution que personne n'attendait, et qui ne manquait à personne non plus.

"Néanmoins, cette oeuvre d'une puissance singulière un brin peccamineuse trouve dans la force de son expression intrinsèque une manière d'aborder l'infini en s'éloignant des rituels, et secoue le joug des habitudes en explorant d'une façon résolument contemporaine les nouveaux chemins de la spiritualité." Extrait de la revue "Art moderne, cuisine de pays et bricolage maison".

L'oeuvre "crucifixtion" ( avec un T) a été déposée clandestinement dans l'une des salles du château.
Quelle sera sa durée de vie ? Ce temps est en lui même une action artistique...
Si vous la croisez ... Chut ! Ne la dénoncez pas ! Soyez complices et dès lors, devenez acteurs.


mercredi 23 septembre 2015

Un "hair" de Collection n° 3

Avez-vous remarqué que les coiffeurs sont intarissables sur la pluie et le beau temps, mais ce n'est pas tout : ils débordent d'imagination. J'ai entamé une collection d'enseignes. Si vous avez de belles pièces n'hésitez pas à l'enrichir.

(La suite demain).








mardi 22 septembre 2015

Un "hair" de Collection n° 2

Avez-vous remarqué que les coiffeurs sont intarissables sur la pluie et le beau temps, mais ce n'est pas tout : ils débordent d'imagination. J'ai entamé une collection d'enseignes. Si vous avez de belles pièces n'hésitez pas à l'enrichir.
plexdor@gmail.com
(La suite demain).








lundi 21 septembre 2015

Un "hair" de collection n° 1

Avez-vous remarqué que les coiffeurs sont intarissables sur la pluie et le beau temps, mais ce n'est pas tout : ils débordent d'imagination. J'ai entamé une collection d'enseignes. Si vous avez de belles pièces n'hésitez pas à l'enrichir.
plexdor@gmail.com
(La suite demain).



dimanche 20 septembre 2015

Des filles que j'aime


Ville verte

On peut dire bien des choses désagréables sur Thouars. Mais il serait injuste de prétendre qu'on y abuse de désherbant.

La preuve dans la rue de Franc-Maçonnerie :




C'est beau ce puissant sentiment de brousse en pleine ville


Et même de jungle !

L'autre j'ai vu Tarzan filer comme le vent vers la place Saint-Médard. Il a poussé son cri. Au début j'ai cru que c'était l'alarme d'un magasin qui s'était déclenché Mais j'étais stupide, il y a longtemps qu'il n'y a plus de magasins à Saint-Médard.
Il paraît même que la mairie va prendre un arrêté pour interdire la baignade dans le Thouet... On y aurait vu des alligators... A vérifier.

mercredi 16 septembre 2015

A éviter


Le golf est un sport dangereux, c'est vrai. On y croise des chefs d'entreprise, des notaires, des colonels, des députés, des sénateurs, des juges ... A éviter absolument !

Splendeur... lenteur (archives)


samedi 12 septembre 2015

La phrase romanesque


La première fille que j'ai draguée, je me souviens. J'avais 11 ans. Elle était de Bressuire. 
C'était la seule qui avait des nichons.
(Ahoui)


vendredi 11 septembre 2015

celui qui ...


"Celui qui dit merde à tous ces messieurs -là" ( Blaise Cendrars à propos de Rimbaud dans le tableau de Fantin Latour)

L'aphorisme de la semaine

Je ne bois pas pour oublier...
Je bois pour me perdre
(Balthazar Forcalquier)

mercredi 9 septembre 2015

Plus c'est faux plus c'est drôle

Voilà une musique que je veux à mes obsèques !

Cadeau !

" Si le postulat de l'équivalence d'une énergie et d'une fréquence doit recevoir un sens non équivoque, c'est-à-dire indépendant du système de référence, il faut, selon le principe de la relativité, qu'un vecteur impulsion soit équivalent à un vecteur de fréquence, c'est-à-dire que la grandeur absolue de l'impulsion doit être équivalente à la réciproque de la longueur d'ondes avec un plan d'ondes dont la norme coïncide avec la direction de l'impulsion"

Voilà cet extrait de "l'image du monde dans la physique moderne"de Max Plack vous était offert par "SAPRITI PRODUCTIONS". Ne me remerciez pas c'est cadeau.

lundi 7 septembre 2015

Woddy Guthrie un chic type





Il a commencé dans la vie avec deux ou trois pinceaux et quelques pots de peinture. S’il avait eu une carte de visite il aurait mis dessus : peintre en lettres. Une activité hautement artistique mais pas littéraire ni picturale, une sorte de défi en somme. Toute sa vie fut un défi. Il était bien normal donc qu’il la commença avec ce boulot extravagant de peintre en lettres.
Comment rendre beau un “I”, même avec un plein de rouge comme dit Rimbaud? Le “W” est bien plus conciliant, le “S” aussi, le “H” et le “G” ne font pas leurs mijaurées non plus, on peut leur donner un peu d’épaisseur, les vêtir de feuillage, les piqueter de rosettes, les peigner de longues et régulières rayures. En revanche le “O” avec sa mine de centre du monde, d’axe sidéral, et sa gueule de faux cul vous déséquilibre une enseigne entière : il n’a jamais la bonne taille, trop gros, trop maigre, trop orgueilleux, trop bleu même ( comme dit encore Rimbaud).
Woody n’était pas un type patient, mais il avait d‘autres qualités.  Il jeta ses pinceaux. Il prit une guitare. Un vieux noir lui apprit quelques accords, Woody en fut tout ravi et pensif. Ainsi commença une autre vie. Il devint chanteur. 
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Il avait vu les enfants d’Oklahoma aller pieds nus dans la poussière, les mères maigres et édentées à l’âge de 30 ans s’échiner à faire bouillir quelques pommes de maïs, balayer la terre battue de la cabane, torcher le 6e, gratter un bout de jardin sec comme un guignon de pain rassis, border les 5 autres dans le même lit déglingué, chanter une très vieille complainte irlandaise qui parlait de famine-de cheminée froide-de patates malades- d’un propriétaire habillé de velours épais - armé d’un fusil de chasse- et -d’une belle marquise au sourire cruelle- et d‘un foutu voyage à l‘Ouest.
Woody avait vu le père - trogne d’honnête chrétien et corps usé dans une vieille salopette de droguet - revenir de la banque sans une pièce de cinq cents, mais avec un papier tamponné. Un papier d’expulsion. 
Il avait vu le vent de poussière se lever et secouer la fenêtre et remuer sans lassitude la tôle rouillée de la toiture. 

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Sur les six cordes de sa guitare battues d’une manière incompréhensible il martela ses chansons dans les camps de réfugiés où les mamans assises les jambes allongées dans l’herbe grise tentaient d’endormir un 7e pris de fièvre.
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 Il lançait ses chansons dans les wagons de marchandise peuplés de hobos hagards, clochards ferroviaires épuisés, voyageurs barbus sans ticket ni destination, trimardeurs sales sans le sou, clandestins traqués par les contrôleurs ivres et impitoyables armés de redoutables gourdins.
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 Il lançait ses chansons dans les usines en grève au milieu des cercles en bleu de chauffe et planquait sa guitare sous un sac de charbon quand les flics chargeaient, pour aller faire le coup de poing aux côtés des ouvriers en révolte. Il lançait ses chansons pour soutenir les syndicats. Il n’avait pas un rond. Il s’en foutait. Il ne tenait pas en place. Il n’était jamais chez lui mais bien plutôt à mille kilomètres de là, et plus encore. Il a écrit plus de chansons encore que tous ces kilomètres. Bien sûr il chanta pour les deux anarchistes Sacco et Vanzetti : « Oh Sacco, Sacco. Oh Nicolas, Nicolas.Oh Sacco, Sacco, I just want to sing your name… Hey judge Webster, I dont want to sing your name. »
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Il chantait pour des maçons, des charpentiers, des fermiers, des employés de manufacture, des chauffeurs de bus, des laboureurs, des semeurs, des cureurs de fosse à purin, des couturières, des caissiers, des poseurs de rail, des défricheurs, des assécheurs de marais, des constructeurs de barrages, des moissonneurs, des forgerons, des charrons, des bouviers, des mécaniciens, des aiguilleurs, des serreurs de boulon, des dessereurs de vis, des polisseurs de cuivre, des fondeurs de cloches, des livreurs de lait, des cochers, des muletiers, des femmes qui attendait le 8e, des palefreniers, des tourneurs dans un sens et des tourneurs dans un autre, il chanta même pour des peintres en lettres. Un refrain décrivait l’unique tranche de jambon que la famille avait à se partager pour le repas : « elle était si fine cette tranche, que même un politicien aurait pu lire le journal à travers ». Il chantait et faisait rigoler les chômeurs.



A la fin, Woody était devenu une sorte de sage hirsute et sans doute un peu fou. A moins qu’il ne fut fou depuis le temps où il peignait des lettres. Sa tignasse était si sale que ses potes avaient peur qu’un oiseau mort n’en tombe le jour où il se serait ébroué.


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Je l'aime celui-là, oh oui !

Balthazar Forcalquier