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jeudi 31 mars 2016

Balthazar est-il riche ou pauvre ?

Attention !
Le message de cette vidéo est d'une violence inouïe et peut choquer des rentiers (ères) âgé(es).
La production décline toute responsabilité, sauf si cette vidéo peut aider à la Révolution.
Musique : Bad Plus " seven minute mind"


On avance, que voulez-vous, c'est plus fort que nous !


A Thouars ce matin sous une pluie battante et froide nous étions 300 dans les rues pour dire notre colère et refuser que les salariés soient jetables comme des papiers usagés.




La manif s'est arrêtée devant la vitrine du PS ( car ici le PS s'expose). C'est la première fois de mémoire de Thouarsais que le PS devient une cible.



Il faut dire qu'il ne l'a pas volé ce parti qui n'est plus de gauche depuis le siècle dernier.
Charles Fourier, Jules Ferry, Jean Jaurès (pour ne citer que les plus connus) ont des larmes aux yeux dit-on dans les travées célestes. Pourtant on pleure rarement là- haut.
Le Thouarsais est, depuis longtemps, une terre de résistance, avant la Révolution le club des cinq cents se cotisait pour acheter et lire les philosophes des lumières. Et puis en début 1941 la Résistance s'organisa et fut anéantie avant d'être relayée en 1943. Et puis il jeta ses tomates sur Raoul Dautry  Il ne faut pas s'étonner aujourd'hui -toute proportion gardée- de voir les gens défiler.
On avance, que voulez-vous, c'est plus fort que nous !

mercredi 30 mars 2016

lundi 28 mars 2016

L'art dans la rue sans le savoir

A Thouars, certes il y a l'art officiel, celui qu'on peut voir par exemple dans la chapelle Jeanne d'Arc. Dans la "NR" il y a peu :
"Depuis 2012,(un artiste) occupe une carrière de tuffeau à Dampierre-sur-Loire. (...) pendant 63 jours, une trentaine d'artistes seront présents à Dampierre (...)  une caméra va envoyer un flux vidéo 24 h sur 24 à la chapelle Jeanne d'Arc de Thouars où (...) une imprimante livrera toutes les une minute trente une image extraite de la vidéo , soit 45.360 impressions à la fin de l'exposition. Les visiteurs pourront s'approprier ces visuels et les relier
Bon...
Il y a quand même plus simple, plus humble et hélas moins salué, la preuve  :




N'est-ce pas émouvant de voir cette exposition libre dans les rue de la ville où les panneaux inutiles n'ont pas été retirés, mais emballés afin de proclamer à celui qui veut bien être attentif que l'interdit doit être masqué ? Qu'il est, comme le proclamaient joliment les anarchistes de 1968 " interdit d'interdire". Mine de rien cette exposition qui ne bénéficie d'aucun soutien des instances censées alimenter l'art dans la ville, cette exposition est d'une grande force. Elle est même subversive, voilà pourquoi, sans doute, elle est ignorée des structures patentées. ne bénéficie pas de petits fours au vernissage et pas de discours abscons. C'est de l'art libre !

Manif jeudi

Jeudi 31 mars participez le plus nombreux possible aux manifestations prévues dans le département
A Thouars place Lavault à 10 h 30 - A Parthenay place du drapeau à 14 h - A Bressuire place St-Jacques à 14 h 30



dimanche 27 mars 2016

Par les temps qui courent


Woody "why oh why"


Woody chante une chanson pour les enfants et notamment pour ceux qui ne cessent de demander pourquoi ? pourquoi ?pourquoi ?pourquoi ?pourquoi ?




Pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi, oh, pourquoi?
Pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi?
Parce que parce parce que parce
Au revoir au revoir au revoir

Pourquoi un oiseau ne peut pas manger un éléphant?
Pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi?
Parce que l'éléphant a une jolie peau dure.
Goodby au revoir au revoir.

Pourquoi une souris ne peut pas manger un tramway?
Pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi?
Parce que l'estomac d'une souris n'est pas assez grand pour contenir un tramway.
Au revoir au revoir au revoir.

Pourquoi une vache boit de l'eau?
Dites-moi pourquoi n pourquoi?
Parce que la vache a soif tout comme toi ou moi ou quelqu'un d'autre.
Goodye au revoir au revoir.

Pourquoi ne répondez-vous pas à mes questions?
Pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi?
Parce que je ne connais pas les réponses.
Goodby au revoir au revoir.

Pourquoi le propriétaire prend l'argent?
Pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi?
Je ne sais pas moi-même.
Au revoir au revoir au revoir.

Pourquoi il n'y a pas de sous pour la crème glacée
Pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi?
Parce qu'on met toutes les pièces de monnaie dans le téléphone.
Au revoir au revoir au revoir.

Pourquoi  mon grand-père n'est pas ma grand-mère?
Pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi?
Pour la même raison que ton père n'est pas ta maman.
Au revoir au revoir au revoir.

 etc...

La vie commence par une mystification

Voilà bien l'objet qui permet d'entrer de plain-pied ( si j'ose dire) dans la vie


L'enfant qui arrive en ligne droite du plérôme cherche à téter et apprend vite que l'existence n'est qu'une illusion, une utopie, une chimère, mieux ! il trouvera du plaisir dans l'illusion et saura alors que c'est l'une des rares manières d'exister. 
Objet hautement gnostique !

mercredi 23 mars 2016

Quand les cigares y chang’ront d’bouches

Quand les cigares y chang’ront d’bouches
Quand les stars elles chang’ront de mains
Quand la bonne soupe elle chang’ra d'louches
Qui qui sera dans le bottin ?

Quand les gibus y chang’ront d’têtes
Quand les bagouses elles chang’ront d’doigts
Quand l’homard y chang’ra d’fourchettes
Les employés, on s’ra les rois

Y faudra plus nous négliger
C’est nous qu’on s’ra les PDG

Remarquez, même en Rockfeller
J’rest’rai quand même fils d’ouvrier
Qu’un employé à bas salaire
C’est une chose à pas oublier
Oui mais

Mais quand nos cœurs chang’ront d’chaumières
Que les s’crétaires chang’ront d’genoux
Qu’les sofas y chang’ront d’derrières
Qui c’est-y qui chang’ra d’biniou ?

Quand les Rolls chang’ront d’cartes grises
Quand Maxim’s y chang’ra d’clients
Quand les smokings chang’ront d’valises
Alors là, dis, les gentlemen

Y faudra plus nous négliger
C’est nous qu’on s’ra les pédégés

Quand les cigares y chang’ront d’bouches
Quand les stars elles chang’ront de mains
Quand la bonne soupe elle chang’ra d'louches
Qui qui sera dans le bottin ?

Quand les gibus y chang’ront d’têtes
Quand les bagouses elles chang’ront d’doigts
Quand l’homard y chang’ra d’fourchettes
Les employés, on s’ra les rois

Y faudra plus nous négliger
C’est nous qu’on s’ra les PDG
Les PDG

Paroles politiques et langues fines

Au salon des vins de Thouars je suis allé, avec Apache, donner un coup de main à Nicolas Reau, par amitié et par goût des rencontres. On n'est pas déçu alors.

Ce n'est pas trahir la confidentialité des achats que de rendre hommage aux gens de goût. 
Ainsi le député Jean Grellier a aimé le Pompois lors de l'inauguration et a dit qu'il repasserait... Je me suis dit, in  petto, parole de politique et poursuite du vent. Même chose pour Marc Morin attaché parlementaire du sénateur Philippe Mouiller. J'avoue ma honte : ils ont tenu parole. Ils sont revenus. Et le sénateur Ph. Mouiller qui n'avait rien promis est venu aussi. 
Cela fait quand même un peu plaisir de voir des élus qui font des choix et les assument.

Bon... la vérité impose de dire qu'on a vu d'autres élus promettre, jurer et disparaître... On ne leur demandait rien, on ne leur imposait aucun engagement, mais c'est plus fort qu'eux, ils promettent et s'esquivent. C'est  ce qu'on appelle cumuler... les gaffes.
Bon... il m'arrive aussi de dire des choses et de ne pas les faire, par exemple d'être gentil avec les puissants. Et puis "que celui qui n'a pas bu jette le premier verre, alors ils partirent les uns après les autres et Balthazar le premier" ( évangile apocryphe de Youssouf).


mardi 22 mars 2016

Une nouveauté géniale au salon des vins de Thouars

Il est vrai qu'on ne sait pas très bien quoi faire de ses grands-parents quand on va visiter un salon des vins, papy ne boit plus que ses médicaments et  mamie n'avale que sa tisane de camomille... Alors ils s'ennuient vite les anciens et font des caprices pour rentrer à la maison voir leur feuilleton à la télé. Et on ne peut pas décemment leur mettre une gifle !

Le salon des vins de Thouars a trouvé une solution géniale







lundi 21 mars 2016

Comme un curieux goût de réduction





L'usine France Champignon va fermer son usine à Thouars, mais cela ne l'empêche pas de faire de la pub dans le programme du salon des vins, de quoi avoir la gueule de bois et sans qu'aucune bouteille ne soit en cause !

C'est quand même mieux que la musique romantique


Le Monde Libertaire en ligne

NOUVEAU MONDE LIBERTAIRE EN LIGNE !
 
Nouvelle maquette, nouveau logo, nouveau découpage éditorial, nouveaux types de contenus... nous vous avions annoncée l’arrivée prochaine d’un Monde libertaire en ligne, le voici !
 
Et ce que vous découvrirez sur le net, ce n’est pas, comme auparavant, la version électronique du journal papier. C’est un journal spécifique proposant, avec la même liberté de ton, la même ouverture d’esprit et la même exigence critique, des contenus différents du journal papier répartis en fonction des rythmes différents d’information, pour mieux répondre à nos nouvelles pratiques de lecture de la presse.
 
Vous le savez, l’évolution des conditions de diffusion de la presse a mis en difficulté beaucoup de journaux militants ces deux dernières années. Nous n’avions pas échappé à la règle : mal diffusés au gré des caprices des messageries privilégiant les grands groupes de presse, et ce pour un prix exorbitant absorbant la totalité du produit des ventes en kiosques, nos journaux étaient mis à mal ; et il était temps d’envisager un changement. 
 
Après avoir retiré l’hebdo des kiosques pour une distribution aux seuls abonnés (mais perdu, du même coup, la visibilité qui était la principale raison d’être du journal), nous n’avons pas voulu changer de périodicité sur un coup de tête, pour "sortir quelque chose à tout prix ", mais au contraire prendre le temps de la réflexion pour bâtir un projet tout à la fois pérenne et évolutif, qui tienne compte tout autant de la réalité de nos moyens humains et financiers que de notre ambition à être présents sur tous les terrains de l’information et de la militance.
 
Le trimestre dernier a donc été une période charnière, durant laquelle seul le Hors-série, plus quelques numéros spéciaux gratuits, ont été édités, ce qui nous a permis de bâtir les bases d’un projet dont ce Monde libertaire en ligne dévoilé aujourd’hui n’est que la première étape.
 
Très bientôt, il trouvera une première complémentarité avec un magazine papier nouvelle formule, à découvrir en kiosques dès le printemps, relooké, plus étoffé, plus ouvert... celui-ci vous sera bien sûr présenté en détails dès sa sortie.


 
Mais quoi de neuf sur ce Monde libertaire en ligne ?
 
Côté contenu, il nous offre évidemment, mieux encore qu’un hebdo, la possibilité de coller à l’actualité "chaude" et d’être plus réactifs sur les luttes en cours, sans délaisser pour autant notre souci de conserver un regard analytique et une critique construite sur le recul par rapport aux événements. 
 
Côté organisation, les militants mobilisés avec le CRML autour du site pour animer les rubriques et coordonner l’information ont d’ores et déjà renforcé notre équipe, y compris pour la réalisation du magazine papier, ce qui nous ouvre de nouvelles perspectives pour mener notre projet à bien.
 
Côté pratique, le site est réalisé en responsive design : c’est à dire que la maquette s’adapte automatiquement à tous les supports de lecture, fixes et mobiles. Et pas selon un modèle tout préparé-prémâché avec des CMS automatiques – et limitatifs – qui font que tous les journaux récemment se ressemblent, et ressemblent à des blogs... Nous avons usé nos dix doigts pour tout coder à la main, et pour intégrer les fonctionnalités les plus malignes sans s’astreindre aux carcans de modes... qui trop souvent dictent un mode d’utilisation unique pour tous.
 
Par exemple, nous avons créé
 
les "Unes hebdomadaires" du Monde libertaire en ligne.
Oui, vous avez bien lu, des "unes" hebdomadaires. Nous sommes d’incorrigibles sentimentaux : nous accordons de la valeur à l’écrit, et nous avons donc voulu proposer une formule où les articles ne disparaissent pas dans les poubelles de l’oubli sitôt remplacés par d’autres, transformant l’actualité en flux continu où, tout défilant au même rythme, plus rien n’a d’importance.
Nous avons donc décidé de vous offrir la possibilité d’une périodicité sur le web, comme sur un vrai journal : chaque semaine nous réalisons une "une" à partir d’une sélection d’articles, véritable point de repère hebdomadaire fixe dans le flot des nouveautés. Comme la "une" d’un hebdo papier, quoi. 
C’est la page d’accueil sur laquelle vous arrivez lorsque vous vous connectez. 
 
Et dans la colonne de droite, dans le chapitre Fouiller autrement, vous avez accès aux précédentes "unes" réalisées, classées par date : une "time-machine" qui vous permettra, d’un clic, de retrouver le contexte sociétal global de la période de votre choix. 
 
Cela dit, évidemment, vous avez aussi la possibilité d’accéder en un clic [note] à l’ensemble des nouveaux articles au fur et à mesure de leur mise en ligne... comme sur le site d’un journal d’information standard, quoi.
 
Dans la même logique, nous avons imaginé
des dossiers thématiques évolutifs
 
Sur le modèle des dossiers du désormais « ex » Monde libertaire Hors-Série, nous avons imaginé des dossiers de fond permettant de fouiller les différents aspects d’une thématique donnée.
 
A la différence du papier, ces dossiers seront, grâce au web, évolutifs. Ils s’enrichiront de nouveaux articles au fil des évolutions sociétales, conjoncturelles, de l’apport de nouvelles analyses... de quoi constituer, nous l’espérons, une véritable mémoire de l’épistémée libertaire sur les thématiques abordées.


 
Et puis, nous avons également voulu
Des clefs d’accès multiples
 
Le Monde libertaire en ligne propose un contenu articulé selon deux logiques de consultation : vous choisissez votre clef de lecture pour explorer le journal hors de l’actualité immédiate... 
 
- La première logique de consultation est le classement par grandes rubriques reflétant les différents champs d’action de la militance révolutionnaire : détruire l’existant, expérimenter pour bâtir une société nouvelle, se cultiver pour s’émanciper, réfléchir et remettre en cause... Notre monde – libertaire évidemment – est donc ainsi composé de terrains de combat, de zones de chantiers, de domaines cultivés, de secteurs à explorer ... espaces dans lesquels nous agissons selon les différentes sensibilités de notre militance...
 
- La seconde logique de consultation est liée au traitement journaliste du contenu : entretiens, brèves, dossiers, chroniques, éditoriaux...
 
Ajoutons à cela 
un moteur de recherche qui explore en un temps record jusque dans les recoins des archives du journal (plus de 60 ans d’articles !), la possibilité de retrouver les articles par auteur...
 
… Ah, oui, mais peut-être vous demandez-vous pourquoi nous n’avons pas intégré tous les gadgets "modernes" de liens avec les réseaux sociaux "modernes" et autres moteurs "modernes" d’indexation de contenus ? Là encore, c’est un parti pris... je vous invite à lire la page de nos conventions de confidentialité pour comprendre notre point de vue à ce sujet. 
 
Cela dit, si vous avez des questions, des remarques, des suggestions, les commentaires sont ouverts sur le site du ML en Ligne : http://monde-libertaire.net


dimanche 20 mars 2016

Art triste

Il y a peu, des étudiants des beaux arts sont venus travailler à Thouars.
Les talents sont se frottés à la matière et au doute, mais au bout d'une semaine, à peine les artistes avaient-ils tourné les talons que toutes leurs oeuvres sont parties à la benne !

Dira-t-on assez les tourments métaphysiques des créateurs, et la peine physiques des éboueurs ?




Folk du lundi



mercredi 16 mars 2016

Au hasard des chemins



Sur le site de la commune de Mariol on apprend des choses :

"Le nom Mariol était celui d'un valeureux soldat de Napoléon 1er , originaire du Sud-Ouest. Ce Mariol, militaire, était célèbre par ses incessantes vantardises. D'où l'expression, fréquemment utilisée dans le langage courant : faire le mariol (faire l'intéressant). Admettre que la commune de Mariol chiffrerait autant de Tartarins qu'à Tarascon, voire d'avantage, serait un jugement mal établi et assurément tout aussi mensonger que stupide !"

Treize points d'interrogation


As-tu la fièvre ?
La langueur africaine ?
Fumes-tu de l'herbe?
As-tu envie d'un chantier ?
Es-tu ivre assez souvent ?
J'en suis sais-tu ?
Casses-tu toujours les clignotants au fond des brousses ?
Franchis-tu toujours des portails à Nouakchott ?
Marchandes-tu toujours des statuettes ?
Vas-tu pieds nus dans les mares sacrées ?
Ton nom est toujours Boubakar. Ou est-ce Ali ?
N'est-il pas temps ?
Il est grand temps d'aller dormir sous les moustiquaires.
Et de manger du riz sur les trottoirs.
Vas-tu pieds nus dans les mares sacrées ?


Par les temps qui courent


Manif ce jeudi à Thouars

Rassemblement avec les jeunes opposés au projet de loi El Khomry dont les récentes modifications ne masquent pas les mesures dégradantes pour le droit des salariés.
  Ce rassemblement aura lieu ce jeudi 17 mars à midi devant le théâtre de Thouars.

lundi 14 mars 2016

La signature de cochons

Trouvés dans l'herbe du côté de Saint-Jean-de-Thouars au bord d'une route bucolique.

Faut bien le dire...
... Médéric et Ludivine...

... Vous êtes des gorets





C'est beau, mais beau !

The Whalestoe Attic avec Morgane Houdemont au violon,
c'est d'une poignante beauté. On avance sur un chemin et soudain se lève un vent léger et l'on pense à Fernando Pessoa
"Je ne suis rien.
Je ne serai jamais rien.
Je ne peux vouloir être rien.
A part çà, je porte en moi tous les rêves du monde.
Fenêtres de ma chambre,
Ma chambre où vit l’un des millions d’êtres au monde
dont personne ne sait qui il est
(Et si on le savait, que saurait-on ?),"

Par les temps qui courent


dimanche 13 mars 2016

Par les temps qui courent


D'un balcon à l'autre



A lire avec la très belle musique de Morgane Houdemont


Elle était fine et timide. Elle habitait l'étage en dessous. J'écoutais comme un animal au gîte ses bruits domestiques. Et quand elle sortait la poubelle je sautais sur la mienne pour la croiser en bas. Lui sourire. Elle me répondait d'un beau regard fluide et remontait. Je n'osais la suivre. Je n'aurais pas pu... cela aurait été pour moi trop ... sensuel... Alors j'allais acheter un paquet de cigarettes, moi qui ne fumais pas alors. Je rentrais chez moi seul m'attardant un instant devant sa porte, et sa sonnette muette.
Un jour j'achetais une rose et de mon balcon je tentais de la jeter sur sa fenêtre en contrebas. Mais la fleur rebondit sur la margelle et s'abîma dans une haie de troène poussiéreux. Je suis allé acheter une autre rose, et je l'ai jetée en me penchant terriblement. Le vent de tempête l'a jetée au loin chez la voisine, une poissarde ignoble qui buvait du vin étoilé et qui me sourit de sa bouche édentée. 

La troisième rose est arrivée pile sur son balcon. Alors ...
Alors un gros barbu en tongs et tricot de peau à rayures bleues est sorti en rotant, il avait une bière à la main. Il avait un tatouage sur l'avant bras ( un serpent autour d'un glaive). Il a pris la rose, a cherché du regard en l'air à l'instant même où je m'esquivais. 
Le lendemain je déménageais.

Autre version :

Un cheval était amoureux d'une jument. Il habitait le 7e et la pouliche le 6e. Il faisait en sorte de la croiser dans l'ascenseur, ou dans l'escalier quand elle allait à son labeur. Un jour dans l'ascenseur il déclara sa flamme :
_ je suis fou de vous, je vous aime à mourir.
_ Mouais, lui répondit la belle, des étalons comme vous j'en ai soupé.
_ Si vous ne me croyez pas je saute par la fenêtre... Autant mourir.
_ Bien sûr, bien sûr dit la pouliche en quittant l'ascenseur qui s'était opportunément arrêté au 6e.
Le cheval accablé de douleur ouvrit la fenêtre de sa cuisine. 
Et il sauta dans le vide.
La jument qui préparait des lasagnes le vit passer de haut en bas.
Et le voisin du 4e hurla : " Hé c'est pas bientôt fini de jeter vos chevaux par les fenêtres ?"

Epilogue :

L'amour est à double tranchant.



Nicolas, bonjour au salon des vins de Thouars

Salon des vins de Thouars : ce prochain week-end vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 mars.

samedi 12 mars 2016

La phrase romanesque



Ne me faites pas rire... ça me fait mal !

(Balthazar Forcalquier)


En décapotable l'éternité d'or sous le soleil et Glass en plus et cinq cordes pour finir

Je me souviens, nous filions en Ford mustang décapotable sous le soleil de Californie. Dans l'auto-radio la cassette de Léo Kottke tournait en boucle. Et nous lisions Kérouac à tue-tête avec des larmes dans les yeux. Alors la musique changea et le paysage aussi, Philipp Glass sortit des nuages et glissa jusqu'à nous sur son escalator de diamant. La voiture s'enflamma. Nous courûmes nus dans les orangers. Quel était le nom de cette drogue que  nous avions mangée ? Elle avait un goût amer, ça je m'en souviens.
Et que fait on dans cet hôpital ? La bibliothèque n'a pas un seul livre de François Augérias et rien de Julien Gracq ! Il est temps de filer, amie.
C'est alors que je me suis mis au banjo pour faire danser les insectes.

vendredi 11 mars 2016

Au salon des vins de Thouars

Les 18, 19 et 20 mars 2016

l'aphorisme de la semaine

L'expérience ? Ce n'est rien d'autre que de l'habitude lasse.
(Balthazar Forcalquier)

En décapotable l'éternité d'or sous le soleil et Glass en plus

Je me souviens, nous filions en Ford mustang décapotable sous le soleil de Californie. Dans l'auto-radio la cassette de Léo Kottke tournait en boucle. Et nous lisions Kérouac à tue-tête avec des larmes dans les yeux. Alors la musique changea et le paysage aussi, Philipp Glass sortit des nuages et glissa jusqu'à nous sur son escalator de diamant. La voiture s'enflamma. Nous courûmes nus dans les orangers. Quel était le nom de cette drogue que  nous avions mangée ? Elle avait un goût amer, ça je m'en souviens.
Et que fait on dans cet hôpital ? La bibliothèque n'a pas un seul livre de François Augérias et rien de Julien Gracq ! Il est temps de filer, amie.

Pas mieux


mercredi 9 mars 2016

Qui peut penser à cela ?


Chez Leclerc...
A qui viendrait-il l'idée de se soulager dans un caddie ?




En décapotable l'éternité d'or sous le soleil

Je me souviens, nous filions en Ford mustang décapotable sous le soleil de Californie. Dans l'auto-radio la cassette de Léo Kottke tournait en boucle. Et nous lisions Kérouac à tue-tête avec des larmes dans les yeux.


Par les temps qui courent


Lettre ouverte à ceux qui veulent la dérégulation libérale

Bonjour,

vous voilà contre les syndicats ( qui ralentissent la société et ne représentent pas grand chose - selon vous),
vous voilà pour le licenciement sans difficulté,
vous voilà pour que le patron puisse agir en toute liberté ( pour le bien de son entreprise et donc du salarié - dites vous),
vous voilà pour l’allègement des charges ( en dépit de la défiscalisation active et juteuse des grandes entreprises),
vous voilà pour la disparition du CDI.
Je vous entends et vous propose afin que vous soyez pleinement en accord avec votre conscience :
- de ne plus prendre aucun congé payé ( chèrement acquis par les syndicats)
- d'envoyer vos enfants travailler dès 8 ans ( au lieu de les mener à l'école laïque et obligatoire).
- de ne pas limiter votre travail quotidien ( 12 h pour votre épouse en usine c'est un minimum).
- et bien sûr de refuser avec noblesse tout remboursement de la sécurité sociale.
BON COURAGE !

mardi 8 mars 2016

L'été est tout proche

La preuve : à Saint-Jacques-de-Thouars les rennes ont entamé la grande transhumance






En décapotable

Je me souviens, nous filions en Ford mustang décapotable sous le soleil de Californie. Dans l'auto-radio la cassette de Léo tournait en boucle. Et nous lisions Kérouac à tue-tête.

Par les temps qui courent


lundi 7 mars 2016

Pas donné la sucrerie

L'un des produits les plus chers des grandes surfaces au rayon des comestibles est ?

La truffe ? Non...

Le saumon sauvage des rivières d'Ecosse ? Non...
Le homard vivant ? Non...

Le sourire du directeur à la clientèle après qu'il vient de copieusement enguirlander la caissière pour une erreur de 12 centimes ?
Non... Le produit le plus cher le voici, cela ne sert à rien de le savoir mais quand même 

151, 63 € le kg !


Par les temps qui courent


dimanche 6 mars 2016

Par les temps qui courent


Une fenêtre maternelle dans la ville en bas

Fawzy est irakien il avait fui son pays sous la dictature de Sadam Hussein, et quand il survolait son pays allant d'un spectacle à l'autre d'un bout du monde à l'autre, et que son avion passait de nuit au-dessus de Bassora il posait son front sur le hublot. " Ma mère était là juste en-dessous et parmi les milliers de fenêtres allumées dans la ville je tentais de trouver la sienne."



là, c'est pas moi

Evidemment un bistro qui s'appelle "Le Balthazar" on pourrait confondre, mais non, là, ce n'est pas moi.
D'abord c'est dans une station de ski, et le ski et moi sont deux éléments étrangers. Celui qui me croisera dans une combinaison vert fluo, du rouge à lèvres blanc sur la bouche, un bonnet à rayures et des lunettes réfléchissantes sur la tête en train de faire la queue au tire-fesses, celui -là n'est pas né.
Quelle horreur !
ça fout la trouille !