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mercredi 26 avril 2017

Rigolo 12

Reiser

Les dieux poussent le bouchon un peu loin

Les dieux maladroits sont touchants mais agaçants.
Il est difficile d'être un dieu.
Le dieu qui oublie tout est sympa mais on ne peut pas compter sur lui.
Quant à "la vacuité féconde" (Me Eckhart) si précieuse, elle ne sait rien des hommes.
Quelle histoire !


1 + 1 = dieux

mardi 25 avril 2017

Rigolo 11


Sons en blanc

Le pas de l'infirmière dans le couloir blanc est chose fluide et menaçante. A ce friselis s'ajoute le choc brutal d'une table roulante qui est le charroi des pinces, des ciseaux, des aiguilles, des alcools très forts, des pansements, des compresses.
Tout cela vient de loin et s'approche pendant de longues minutes.


dimanche 23 avril 2017

Pour de minuscules voyages

Rappel enrichi : rappelez-vous qu'il existe un petit site pour de minces livres qui offre gracieusement des récits pour de minuscules voyages.

c'est ici, il suffit de posséder une imprimante et une paire de ciseaux.
Site animé par Lucas,  Lours, Apache et moi-même.

http://livres-libres.blogspot.fr/p/la-collection.html


Les petits livres voyagent bien : une preuve toute fraîche à Londres





Rigolo 10


samedi 22 avril 2017

Ce soir !


Après  le chemin de  croix, ce soir, il y aura un sauveur et un larron, c'est en tout cas ce que disent les exégètes de la politique !



Après les grandes productions des semaines passées , il y aura ce soir des héros de papier, c'est en tout cas  ce que disent les exégètes en clowneries.

La phrase romanesque



Vous n'avez pas le temps de lire. La phrase romanesque est là pour vous aider. Elle est vite lue et votre imagination fait le reste tout le long de la semaine !

Qui aime bien
châtie bien...
Quand même
je préfère
être embrassé

(Balthazar Forcalquier)



Sale coup de gel dans le vignoble


vendredi 21 avril 2017

mercredi 19 avril 2017

MADRID (4)

Jésus devant la cathédrale



 Devant la cathédrale une statue de bronze représente un SDF 



si l'on s'approche on voit que le malheureux qui dort là sous sa couverture sale a des plaies aux pieds. 



Ce SDF c'est Jésus. Alors on entre dans la cathédrale et c'est un ruissellement d'or et d'argent, jusqu'à en avoir « mal à la tête ».




Jésus est pauvre, pas l'église.


Madrid la jolie ville qui relève ses jupes avec un air mutin



Rigolo 9


mardi 18 avril 2017

MADRID (3)

Pays anarchiste

On ne voit Franco nulle part ( si ce n'est dans une arrière salle un peu obscure du musée naval). En revanche les camarades anarchistes sont dans la rue. 





Voilà qui fait plaisir dans ce pays qui est l'un des berceaux de l'anarchie ! Ce pays si catholique où l'on brûla les églises, où l'on déterra les nonnes tant le clergé avait su se faire haïr, dans ce pays où l'avortement fut gratuit avant l'arrivée des fascistes, dans ce pays qui garrotta l'anarchie pendant des décennies *. Voilà donc l'anarchie de retour, plein de cicatrices et encore fringant. 

                           

 A Madrid les WC publics sont impeccables (Thouars ne peut pas en dire autant !) 


Et des tricots ont été enfilés aux bornes pour qu'elles ne prennent pas froid ( comme à Thouars)

 Madrid


Thouars

Et à Madrid il y a un café des arts, comme à Thouars.


Finalement c'est un peu comme à la maison.

(A SUIVRE)




  
* Le dernier exécuté fut l'anarchiste Salvador Puig le 2 mars 1974. 

Rigolo 8


lundi 17 avril 2017

MADRID (2)

Salut Vélasquez !

Vélasquez est au Prado surtout. Vélasquez et « ses gris argentins » comme disent les frères Goncourt toujours parfaitement précis et charmants (*). Toutes ces couleurs pour faire de la lumière. Vélasquez,  en voyage en Italie, a peint un paysage en posant son chevalet dehors ! La touche même est impressionniste ! C'est au début du XVII e siècle ! 



 Et quand il peint Apollon venant annoncer à Vulcain qu'il est cocu la stupéfaction est totale, dans le tableau comme chez le regardeur. En bas à droite sur le col d'une cuirasse une épaisse pâte de blanc a été saisie dans le vif pour rendre le reflet du métal, Van Gogh  ne fait pas plus moderne.



De quoi ? Sapristi ! Dis moi pas que c'est pas vrai !

Et Vélasquez peint les regards 





Vélasquez toujours mutin peint dans le tableau des "Ménines" un gosse qui donne un méchant coup de pied à un chien qui somnole


On ne s'ennuie jamais avec Vélasquez.

Aujourd'hui les copistes patentés, tamponnés, officiels, sont là dans le musée, au milieu des visiteurs, et barbouillent de risibles reproductions. Vélasquez massacré dans la componction !
On rit sous cape. 




Et voilà qu'on croise Brueghel l'ancien , il célèbre le vin à la fête de Saint-Martin (1565/1568) , quelle folie jubilatoire que cette toile rare, exposée depuis peu. On voit la foule qui se presse autour d'un tonneau énorme, on boit dans un soulier, une mère abreuve son bébé au rouge, un autre vomit !






Au musée Thyssen à deux pas,  Gauguin toujours émouvant … 



Et quelques Picasso, hélas, qui viennent confirmer de quelques traits laids et hautains ce que disait de lui François Augérias avec pertinence ** "( le peintre) ne tient pas vraiment devant les vrais visages des dieux ; un fétiche est infiniment plus émouvant qu'un Picasso, l'un a une âme, l'autre n'en a pas ; l'un relève d'une profonde méditation, l'autre d'un jeu rapide . ( que Picasso ) ait touché à tous les arts sauvages sans rien y comprendre n'est pas précisément à la gloire de l'Europe". 



(*) Manette Salomon
(**) Le voyage des morts.

(A  SUIVRE) 

Rigolo 7


dimanche 16 avril 2017

MADRID (1)

Madrid aux angles droits

On y longe des maisons bien hautes taillées dans la masse ocre comme des falaises qui se toisent avec leurs ravissants petits balcons à peine plus larges que la taille ordinaire d'un soulier. Les façades sont chargées de cariatides qui font la grimace, de frises, d'encorbellements , de télamons qui tirent la langue.
Tout est paisible tout le temps, sauf la nuit quand l'habitant parle fort jusqu'à 4 h du matin. Il parle haut cette langue facile à entendre et difficile à comprendre. Nous étions voici peu à Madrid claquant des dents sous la neige. De la neige en mars … tout le monde, sauf nous, faisait des photos. Nous nous sommes réfugiés dans l'une de ces innombrables échoppes qui servent à toute heure du calamar frit, de la morue frite, des patates frites, et parfois même du pain frit en guise de sucrerie. Ici l'on mange sans cesse, à toute heure, debout au coin d'un bar perché. On mange et l'on parle. On grignote des parts énormes.
Des vitrines entière sont ici consacrées à la pantoufle, et l'on porte avec grâce le parapluie accroché au col du veston.

L'habitant est aimable est indifférent, c'est idéal pour le touriste.

( A suivre)


Un cornet de saucissons pour une petite faim entre deux grandes


Frit, frit,frit




La pantoufle : sa vie son oeuvre.

Ainsi a-t-on les mains libres pour la bagarre.

Rigolo 6


samedi 15 avril 2017

Vous n'avez pas le temps de lire. La phrase romanesque est là pour vous aider. Elle est vite lue et votre imagination fait le reste tout le long de la semaine !



Je me suis enivré en pensant qu'il y avait mieux à faire, alors je me suis levé pour aller boire un coup.

(Balthazar Forclaquier)






Rigolo 5


mercredi 12 avril 2017

Rendez-vous galant


bla bla bla

                              

J'y suis allé "ailleurs", c'est assez moche et l'on s'y ennuie ferme ( les bistrots ne sont ouverts qu'une demi-heure par jour). "Ailleurs" c'est juste après le "champ des possibles" qui est d'une monotonie à se pendre ... mais il n'y a même pas d'arbre. C'est dire.



mardi 11 avril 2017

Fétiche

Sébastien Touret ( peintre et sculpteur) http://www.sebastientouret.fr/accueil.html m'a offert ce petit totem pour honorer les dieux maladroits et turbulents. Il est important que les dieux ne soient pas parfaits en tout.



Il n'est pas fréquent de croiser ainsi leur fétiche si net dans sa tendre majesté.