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lundi 17 avril 2017

MADRID (2)

Salut Vélasquez !

Vélasquez est au Prado surtout. Vélasquez et « ses gris argentins » comme disent les frères Goncourt toujours parfaitement précis et charmants (*). Toutes ces couleurs pour faire de la lumière. Vélasquez,  en voyage en Italie, a peint un paysage en posant son chevalet dehors ! La touche même est impressionniste ! C'est au début du XVII e siècle ! 



 Et quand il peint Apollon venant annoncer à Vulcain qu'il est cocu la stupéfaction est totale, dans le tableau comme chez le regardeur. En bas à droite sur le col d'une cuirasse une épaisse pâte de blanc a été saisie dans le vif pour rendre le reflet du métal, Van Gogh  ne fait pas plus moderne.



De quoi ? Sapristi ! Dis moi pas que c'est pas vrai !

Et Vélasquez peint les regards 





Vélasquez toujours mutin peint dans le tableau des "Ménines" un gosse qui donne un méchant coup de pied à un chien qui somnole


On ne s'ennuie jamais avec Vélasquez.

Aujourd'hui les copistes patentés, tamponnés, officiels, sont là dans le musée, au milieu des visiteurs, et barbouillent de risibles reproductions. Vélasquez massacré dans la componction !
On rit sous cape. 




Et voilà qu'on croise Brueghel l'ancien , il célèbre le vin à la fête de Saint-Martin (1565/1568) , quelle folie jubilatoire que cette toile rare, exposée depuis peu. On voit la foule qui se presse autour d'un tonneau énorme, on boit dans un soulier, une mère abreuve son bébé au rouge, un autre vomit !






Au musée Thyssen à deux pas,  Gauguin toujours émouvant … 



Et quelques Picasso, hélas, qui viennent confirmer de quelques traits laids et hautains ce que disait de lui François Augérias avec pertinence ** "( le peintre) ne tient pas vraiment devant les vrais visages des dieux ; un fétiche est infiniment plus émouvant qu'un Picasso, l'un a une âme, l'autre n'en a pas ; l'un relève d'une profonde méditation, l'autre d'un jeu rapide . ( que Picasso ) ait touché à tous les arts sauvages sans rien y comprendre n'est pas précisément à la gloire de l'Europe". 



(*) Manette Salomon
(**) Le voyage des morts.

(A  SUIVRE) 

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