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dimanche 30 novembre 2014

J'ai testé pour vous : les mouches

Faut-il tuer les mouches ?
Réponse : NON !
Il ne sert à rien de massacrer les mouches. Elles reviennent toujours en nombre. On n'en voit jamais la fin. Alors j'ai baissé la tapette et je me suis aperçu que leur nombre alors n'augmentait pas. La mouche, génial insecte, régule d'instinct sa population ; en observant ce phénomène je me suis dit "pas con la mouche". Car vous aurez remarqué comme moi que le con, lui, ne se régule pas.
Donc au-delà de 4.247 mouches dans une cuisine vous n'en aurez pas plus. Dans une chambre comptez en  moyenne 2.541 mouches, pas plus !



samedi 29 novembre 2014

La phrase romanesque

Rien que de penser que je la reverrai le lendemain... 
J'en rêve pendant des jours
(Tedi Schtrut)



jeudi 27 novembre 2014

"Nine" : une chienne vous parle


Bibliothèque libre : toujours active

Une seule règle pour user de la bibliothèque libre : pas de règle. On prend un livre, on en remet un , ou pas. On ne rend pas compte de ses choix. C'est l'harmonie, c'est l'anarchie.
Elle fonctionne bien. Et continue de bien vivre. Les livres déposés ici sont offerts à ceux qui n'ont pas envie d'aller dans une bibliothèque, et n'ont pas les moyens (ou le désir) de s'acheter un bouquin.
On remarque que les bons auteurs partent vite : les lecteurs ont du goût.
Le rayon de la grainothèque ( on y dépose des graines de fleurs ou de légumes) est en sommeil : hiver oblige.
A deux pas de la chapelle Jeanne d'Arc à Thouars.

mercredi 26 novembre 2014

La morale est rétablie !






Vue non loin de Thouars ( à Ligaine) cette savoureuse mise en garde 
Rémy de Gourmont, (apprécié de Blaise  Cendrars) écrivait :
"On avait fondé de grandes espérances sur l'instruction. Il faut convenir maintenant
qu'il n'y a pas de rapport exact entre la moralité et la connaissance de l'orthographe."


En voilà la parfaite illustration.

mardi 25 novembre 2014

Il faut enrichir la langue !




Des mots nouveaux inventés. Ils ne sont pas encore dans le dictionnaire, mais vous, lectrices et lecteurs de Balthazar vous êtes à la pointe du vocabulaire.
AVANTARDER   se vanter d'arriver toujours en retard. C'est le caractère des hommes politiques en général, mais on peut aussi trouver ce caractère chez certains individus certes possesseurs d'une montre mais mystérieusement attirés vers "moins le quart".
Spécialement dédicacé à Michka

dimanche 23 novembre 2014

Message aux heureux (ses) abonné(e)s

"C'est bien joli" me dit la marquise Huguette de Franche Blotoir de Mirtouguette " mais moi qui suis abonnée à votre blog, je ne peux lire que l'envoi du jour et je ne peux pas consulter pour mon divin plaisir l'ensemble des envois, ou revoir l'une de vos hilarantes vidéos. Comment faire ?"
A cela je réponds, à elle comme à tous ceux qui se posent cette cruelle question :

"RIEN DE PLUS SIMPLE"

Vous recevez cet avis dans votre boite courriel


Si vous cliquez sur la portion bleue " La phrase Romanesque" vous n'aurez QUE la phrase romanesque. Si vous cliquez sur Sapristi Balthazar (en gris) vous avez l'ensemble du blog d'un coup d'un seul !


Ou bien aller à  http://sapristi-balthazar.blogspot.fr/ mais cela demande une manipulation en plus. Tous les chemins y mènent !

samedi 22 novembre 2014

La phrase romanesque

Et voici soudain que surgit l’hiver
au fond du jardin, comme un ami affolé.

(Balthazar Forcalquier)


vendredi 21 novembre 2014

Histoire vraie : les chats et les rats


La vidéo  qui fête Noël est stupide mais le texte est sérieux !

Le chat ? Inconnu chez les Grecs et chez les Romains ! A Pompéi : pas un chat sous les cendres ! Seule l'Egypte aimait les chats. On les a momifiés par dizaine de milliers. En tuer un était un crime atroce... Un Romain qui, en Egypte,  s'était involontairement rendu coupable de la mort d'un matou fut mis en pièces par la foule. Au bord du Nil : impossible d'exporter un chat. Mieux : chaque chat quittant l'Egypte était récupéré par des missions parcourant la Méditerranée. Les chats trouvés hors des frontières étaient rachetés et rapatriés.
Au IV e siècle ces lois tombèrent en désuétude.
Les moines grecs évangélisaient l'Europe avec, dans leurs bagages, des chats... Heureusement car, dans le même temps, arrivèrent les rats noirs -inconnus jusqu'alors dans cette partie du monde - les rats venus d'Asie poussèrent leur museau à l'ouest, à la suite des Huns.
Le chat chez nous, serait un bienfait -involontaire- du christianisme.

Flânerie en cave

Nicolas Reau a choyé le vin dans ses amphores. 
La mise en bouteille fut à l'image de cette  maturation ;
paisible, calme, traditionnelle




L'aphorisme de la semaine

Son humilité était si grande qu’il avait retiré
 le « B »le « L », le « E » au mot humble,
lequel n’était, dès lors,
plus qu’un soupir.
(Balthazar Forcalquier)

mercredi 19 novembre 2014

mardi 18 novembre 2014

Je me demande...

Je me demande :
quand on quitte la commune de Faux, entre-t-on dans le vrai ?
Que promettent les élus de Faux ?
Peut-on mentir à Faux et dire de ce fait la vérité ? voir à ce propos http://www.lecafedelaville.fr/2014/11/rue-sale.html
Quelle monnaie a cours à Faux ?
Y-a-t-il des peintres et des sculpteurs à Faux ?
A quelle ville Faux est-elle jumelée ?





lundi 17 novembre 2014

Conte express : les frères Gmuf




Les frères Gmuf ont fait fortune dans la vente de faveurs. Non pas les privilèges offerts à des puissants, mais les rubans.
La guerre des couleurs déclenchées entre le royaume de Klug et la République de Floc fut, pour eux, une magnifique affaire. Au roi de Klug ils vendirent  de l' andrinople, du carmins, de l'écarlates, de l'incarnat, du pourpre, du vermillon, du cinabre... Le rouge étant la couleur du bonheur chez les sages chinois. Au président de Floc ils vendirent du vert émeraude, glauque, jade, céladon, olive, kaki... Le vert étant la couleur de toutes les nuances choisie par l'islam.


(Dessin Louie Travis)
Magellan ( à gauche) aimait le rouge Aristote ( à gauche) aimait le vert. 
Leur coiffure le prouve. 
Riches à millions, ils se fâchèrent. 
Magellan fut décoré de la légion d'honneur par le royaume de Klug 
Aristote du mérite agricole par  la République de Floc.
S'ils avaient eu un troisième frère, par exemple : Casanova,


il aurait été amateur de violet, zinzolin, lie de vin, janthine... Il aurait été neutre et  décoré des palmes académiques !
Les médailles, les couleurs et les drapeaux rendent les hommes fiers. Et fous. N'est-ce pas bizarre ?
Voilà c'est tout !




dimanche 16 novembre 2014

Histoire vraie : ivresse des profondeurs

Un scaphandrier de la marine militaire anglaise chargé de dégager une épave dans la Tamise, après avoir effectué son labeur, remontait en titubant. A 20 m sous la surface il semblait souffrir d'un symptôme bien connu chez les plongeurs : l'ivresse des profondeurs. Mais 20 m ce n'est pas profond, même pour un Anglais. Ses chefs firent examiner l'homme et son équipement. Le bonhomme était bien ivre et l'on découvrir un astucieux système dans sa combinaison : un petit tuyau muni d'un fin trocart, glissé dans la manche et relié au casque. Dans l'épave le scaphandrier avait trouvé un chargement de scotch. Il perforait le bouchon et sirotait paisiblement parmi les poissons et les algues.
C'était en 1958.
Hips !

Les vendanges au "Pressoir" on y était !


samedi 15 novembre 2014

La phrase romanesque

Si le monde était autrement fait, peut-être passerions-nous distraitement devant le portrait 
de M. Léonard de Vinci peint par Mlle la Joconde
(Tedi Schtrut)

Et devant un autoportrait de Van Gogh peint par sa petite soeur
(Balthazar)


vendredi 14 novembre 2014

L'aphorisme de la semaine

Pourquoi les huîtres vont-elles toujours par douze ?
Parce que si elles allaient par dix...
Il en manquerait toujours deux !
(Balthazar Forcalquier)

mercredi 12 novembre 2014

Conte express : .................................

 

Dessin de Louie Travis
Dessin de Louie Travis
 
Il était gentil, mais il était né sans nez. A force de travail il devint sommelier. Il ne pouvait pas évoquer l'arôme d'un jus de gribouse mais il pouvait raconter sa couleur... Mais pas son goût non plus puisqu'il n'avait pas de nez et quand on n'a pas d'odorat on n'a pas de goût. Comme on imagine il ne trouva pas de travail, ses compétences étaient limitées. Il versa donc dans l'alcoolisme. Ce qui n'était pas grave car, sur sa planète, la belle Schniasse, la conduite sans l'emprise de l'alcool était une circonstance atténuante.

Voilà c'est tout !

Voilà c'est tout !Il était gentil, mais il était né sans nez. A force de travail il devint sommelier. Il ne pouvait pas évoquer l'arôme d'un jus de gribouse mais il pouvait raconter sa couleur... Mais pas son goût non plus puisqu'il n'avait pas de nez et quand on n'a pas d'odorat on n'a pas de goût. Comme on imagine il ne trouva pas de travail, ses compétences étaient limitées. Il versa donc dans l'alcoolisme. Ce qui n'était pas grave car, sur sa planète, la belle Schniasse, la conduite sans l'emprise de l'alcool était une circonstance atténuante.
Voilà c'est tout !
Il était gentil, mais il était né sans nez. A force de travail il devint sommelier. Il ne pouvait pas évoquer l'arôme d'un jus de gribouse mais il pouvait raconter sa couleur... Mais pas son goût non plus puisqu'il n'avait pas de nez et quand on n'a pas d'odorat on n'a pas de goût. Comme on imagine il ne trouva pas de travail, ses compétences étaient limitées. Il versa donc dans l'alcoolisme. Ce qui n'était pas grave car, sur sa planète, la belle Schniasse, la conduite sans l'emprise de l'alcool était une circonstance atténuante.
Voilà c'est tout !
Pour la traduction il suffit de copier, coller et aller chercher une autre police. Allo ? Police ?

mardi 11 novembre 2014

Histoire vraie : potier grec

Certains potiers de la Grèce antique, imprimaient leur marque dans le fond de vase au col très long. Ils utilisaient un poinçon à long manche pour marquer la terre crue à la base intérieure du vase. Ainsi quand la cruche était brisée on pouvait lire "le  beau vase que vous venez de briser se retrouvera intacte chez Angelopoulos, potier auprès du temple de Poséidon."
Des artisans agissaient aussi d'une manière singulière, Sur les masses de guerre, ou les balles des fronde, ils gravaient à l'envers une inscription du genre : "j'ai été tué par Myrias" ou "Tu vises bien" ou encore " je suis plus laid mort que vivant". L'inscription en creux (en négatif) était répétée sur toute la surface de l'arme afin que le coup imprime systématiquement la chair de la victime à l'endroit ( en positif) !

Conte express : qu'y a-t-il dans la tête des femmes ?





Elona mangeait comme un oiseau. Elle était menue. Très jolie. Elle avait des gestes d'une grâce infinie. Elle relevait ses cheveux dans la nuque en pinçant dans ses lèvres une fille aiguille perlée. Alors, dans le soleil levant, elle maintenait d'une main ses cheveux et de l'autre venait les piquer en une savante manœuvre. C'était beau à couper le souffle. Chacun de ses gestes avait cette élégance naturelle. Elle était ouvrière dans une usine d'armement. Elle polissait les obus.
Avait-elle un amoureux? 
 Il s'appelait Octave. On disait qu'il était mort à la guerre.  Alors elle resta vieille fille. Mais une vieille fille qui ne se flétrissait pas.   Elle repoussait toutes les avances d'un beau et triste sourire. Elle mourut à l'âge de 50 ans, en toussant ; elle semblait en avoir 25. 
Le bois de son cercueil était plus lourd qu'elle.


Elle repoussait toutes les avances d'un beau et triste sourire. Elona avait autre chose en tête. A sa mort on trouva 2.847 petits carnets rangés dans sa chambre, bien en ordre. Sur chaque ligne, dans toutes les pages, elle avait écrit seulement ces trois mots : "Octave et Elona s'aiment". Les deux noms calligraphiés 114 fois sur une page, chaque carnet comptait 310 pages, et cela dans 2.847 carnets, soit 100.612.980 fois ce simple petit poème ! 
Je le sais, j'ai compté tout cela.
Voilà c'est tout !


lundi 10 novembre 2014

Chantons ! chantons !


Des méthodes qui ne fonctionnent pas

Tof m'a dit :
_ " pour ne pas être piqué par des orties, il suffit de retenir sa respiration."
Je l'ai cru.
J'ai essayé avec mon pote Sourabad * (il est noir, je suis blanc) :
C'EST FAUX ! La recette ne marche pas avec un blanc, et ne marche pas non plus avec un noir !
La preuve :


Alors j'ai dit à Tof :
_ " pour arracher des ronces à mains nues, il suffit de fermer les yeux et tirer la langue".
...
Je n'ai pas eu de nouvelles de Tof !

*Sourabad alias Joachim de la Martinière pour troubler les flics racistes ( il paraît qu'il en existe !)

dimanche 9 novembre 2014

Au bon coin des bonnes affaires




VENDS porte-avion entièrement équipé. Première main. Prévoir une réparation légère dans la cuisine du 3e pont, la sauce béarnaise a attaché dans le four et a endommagé une résistance.

VENDS aussi char Léopard, idéal pour toute mission - humanitaire ou non - sur terrain dégagé. Prévoir un nettoyage complet ( trace de vomi  sur la mitrailleuse de la tourelle) .


VENDS soucoupe volante, état neuf, parfait état de marche, il convient néanmoins d'envisager à court terme le remplacement du cicloïde inversé à soupape de reprise gravitationnel. ( Attention le mode d'emploi est en langue gravmikus).


Contact : Balthazar ( chèque de banque exigé)



samedi 8 novembre 2014

La phrase romanesque

Je n'ai pas eu mon diplôme de paresseux : j'ai été recalé à l'épreuve de la sieste 
(Balthazar Forcalquier)

mercredi 5 novembre 2014

Conte express : une fois par an

 

Certes la vie de Marcel Grasmifle n'était pas réjouissante. Tous les jours de la semaine il se levait tôt pour filer vers l'abattoir municipal où il nettoyait, à longueur d'année, les viscères chaudes des bovins. Avec le temps le remugle du sous-sol où il opérait imprégna sa peau. Marcel puait. Marcel était méprisé. Marcel était seul, sa femme ayant préféré les doigts agiles du tueur dans le même abattoir. Néanmoins, il existait une période dans l'année, durant laquelle Marcel devenait un pur héros, un grand monsieur, un personnage dont chacun cherchait la précieuse amitié. Le croiriez-vous, Marcel était alors courtisé, et par les notables même de la ville qui lui donnaient du " cher ami" du "passez donc prendre un verre"?


Photo de mariage ( dessin de Louie Travis)

Car  Marcel était un champion de la cueillette des champignons. L'automne était sa saison divine. Les cèpes les plus rares, les morilles, les truffes, la sublime et rare oronge des césars : il savait tout de leurs mystères et des caches... Il connaissait les halliers secrets. Il était généreux. Il donnait volontiers ses paniers merveilleux... Et le gel venu il retombait dans sa solitude et sa puanteur. Son caractère était doux. Il n'en voulut jamais à personne. Il se contentait de ces quelques semaines de belle vie pour supporter les mois atroces.
Il ne connaissait pas Sénèque mais il aurait sans doute rougi en écoutant ce sage précepte : " le pauvre n'est pas celui qui a peu, mais celui qui n'a jamais assez". Marcel avait juste assez pour ne pas mourir de honte.
Voilà c'est tout.

Soyons légers !

https://vimeo.com/90784876

Merveille suite !

https://www.youtube.com/watch?v=yvO1jqrpoRE

Une merveille !

 https://www.youtube.com/watch?v=QYyrCxo5EcI

Expo photos : fenêtres grandes ouvertes sur la nature


Il reste encore tout ce prochain long week-end pour aller voir une exposition qui offre une gracieuse balade. La nature est à portée de vue.

A force de voir on ne regarde plus. Le grand mérite du photographe est d'appuyer là où cela fait du bien. Lorsqu'il traque la nature, somme toute, il ne fait que nous mettre sous les yeux ce que nous savons déjà. Oui... sauf que le charme opère alors avec une force sensible.
Au club photos de Vrines (Sainte-Radegonde), ils sont une cinquantaine d'adhérents. Ils ont rassemblé quelques 120 images sur un thème qui, il faut bien le dire, n'était pas d'emblée d'une folle originalité : " regards sur la nature". Et pourtant !  
Le visiteur y puise un plaisir tout neuf, lavé de frais. Au fond du jardin, une brassée de prêles devient soudain une intrigante forêt paléolithique, un amas d'ombelles si communes est une tendre et savante construction que le moindre souffle va anéantir, le gouffre de Paridac se métamorphose en un monde de coulées minérales et de mousse qui juxtapose l'ivoire de la pierre et le vert céladon des profondeurs impeccables. 
Ces "regards sur la nature" transforment l'ordinaire en extraordinaire, et ce n'est pas le moindre mérite de ces amateurs doués que de le révéler. 
A Thouars la banale table de pique-nique sur la prairie des Ursulines abandonnée à l'automne, et à la solitude, traduit une expression d'une mélancolie soudaine ; a contrario un peloton d'escargots à l'assaut d'un poteau devient un élégant et cocasse clin d’œil. Reflets des flamands méditatifs, un vélo rouillé laissé au bord de la plage, un arbre noir sur une plaine de neige, la cascade de Pommier figée de glace dans son carcan de rocs acérés, toutes ces photos racontent des choses simples qui viennent tirer notre curiosité par la manche et nous murmurer que tout cela est là, dehors, à portée de vue. Si le rôle des créateurs est de nous révéler les choses palpitantes derrière le voile de l'habitude, en ce sens ces amateurs sont d'authentiques artistes.
A voir ces 8, 9, 10 et 11 novembre de 10 à 12 h et de 14 à 19 h, dans la salle de réunion (au dessus de l'ancienne mairie de Vrines). Entrée gratuite. 






lundi 3 novembre 2014

Hier j'ai vu...


Comme je filais plein ouest à Thouars, et que je suivais une bétaillère j'ai croisé le regard d'un bélier à travers les grilles de la remorque. Alors  le camion a tourné à gauche vers l'abattoir. Moi je savais que le bélier partait vers la mort. Et j'ai eu pour lui une tristesse absolue. Et je me suis dit que, moi, je me savais mortel. Moi, je savais que j'allais mourir et que même si le véhicule qui m'emportait tournait aussi, je savais que cela aurait une fin. Et savez-vous cela fait un bien fou de le savoir.